
Voyage dans mes images...
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Germaine et le Nord Pinus
Arles, juillet 1986, les Rencontres Internationales de la Photographie (RIP) sont en effervescence, le directeur de l’Ecole Nationale de la Photographie (ENP) Alain Desvergnes me propose de réaliser un reportage sur l’ancien hôtel Nord-Pinus, en échange d’une exposition à la Galerie Aréna. L’hôtel, fermé depuis quatre ans, abrite encore son ancienne propriétaire Mme Bessière âgée de 85 ans, plus connue sous son nom d’artiste de Germaine Gilbert; elle y vit en recluse avec ses chats et son chien Warum. En septembre je décide d’investir les lieux. Je m’équipe de deux boitiers, un solide trépied, quelques boites de chocolats pour germaine et surtout des douilles et un sac rempli d’ampoules de toutes sortes afin de retrouver l’ambiance et l’éclairage original du lieu. Trois jours intensifs hors du temps, dans le labyrinthe des corridors et des chambres, en une marche aléatoire ou chaque image sera un haïku en couleur. Quelques jours plus tard, je présente les images au directeur de l’ENP qui est emballé mais qui me réclame « l’indispensable » portrait de Germaine. J’ai beau lui dire que je ne suis pas un entomologiste, il reste intraitable. Je retourne à l’hôtel une dernière fois; une photo noir et blanc de Germaine, posée sur un meuble prise il y a 50 ans, vient à mon secours, mettant la vraie Germaine en abîme. Le 15 janvier 1987 le vernissage à la galerie Arèna a lieu en présence de Germaine qui lève sa coupe de champagne en criant:: « j’ai 20 ans » !
15 photos · Expo 1987 et 1990

La conquête de l'espace
Comment reconquérir la troisième dimension perdue lors de l'empreine photographique. Le De Pictura, écrit par Leon Battista Alberti en 1435, est un traité de peinture qui expose pour la première fois les principes de la perspective linéaire et du point de fuite. Il y considère le tableau comme une fenêtre ouverte sur le monde, qu’il s’agit de représenter de la manière la plus fidèle possible. Six cents ans plus tard la photographie va capturer l’empreinte lumineuse du réel (du vu) d’un espace tridimensionnel pour la fixer sur une pellicule ou un capteur qui sont des surfaces planes à deux dimensions (hauteur, largeur), dans cet acte on va donc perdre irrémédiablement la profondeur. C’est au savoir-faire du photographe de reconquérir la vision de l’espace et de la profondeur. Pour cela il va s’aider du point de fuite, de l’interaction des couleurs entre elles, de l’utilisation des images mises en abîme dans l’image, des premiers plans appelés repoussoirs qui sont sans interêt pour l'image tcomme les poteaux électriques, les arbres ou autre anodins.
13 photos

Le voyage méditerranéen
Travail réalisé sur plusieurs années en collaboration étroite avec l'Unesco, Algérie, Espagne, Grèce, Italie, Maroc, Tunisie.
18 photos