Christian Ramade

Biographie

Regarder l'invisible

Christian Ramade

Biographie

Né en 1947 à Marseille à la clinique "Beauregard" (un joli nom pour un futur photographe).

Il découvre la photographie dès l’enfance. A douze ans, équipé d’un appareil Ultra-Fex 6×9, il réalise son premier reportage en Tunisie lors d’un voyage avec ses grands-parents. En 1963, il accompagne Jean Suquet — écrivain, poète et photographe, récompensé par le prix Niépce — dans un reportage consacré aux ports de Marseille. La même année il installe un laboratoire noir et blanc dans un réduit de l’appartement familial.

En 1967 la revue Photo, l’édition française de Vogue la revue Zoom, contribue à élargir son regard sur la photographie. Il est profondément marqué par le film Blow-Up de Michelangelo Antonioni primé cette même année à Cannes.

Pour son baccalauréat son père lui offre un Leica M4 équipé d’un objectif de 35 mm. Il découvre les grands photographes américains maitres de la couleur, parmi lesquels William Eggleston, Stephen Shore, Ernst Haas, Richard Misrach et Joel Meyerowitz.

Il vend ses premières photographies à un promoteur marseillais ainsi qu’à la socièté Citroën, mais il n'abandonne pas pour autant ses études de médecine. Passionné de moto Il est engagé comme essayeur et photo reporter par la revue Motocyclisme, puis rejoint en 1971 la revue concurrente Motorama.

Il s’intéressera à la photographie médicale dirigera le service de documentation de la faculté d’odontologie de Marseille.

L'année 1975 est une révèlation avec les premières Rencontres de la photographie d’Arles qui fêtent actuellement leurs 50 ans.

Son premier voyage à New York, en 1977, marque un tournant important dans sa démarche, dès ses premiers pas dans la cité il abandonne ses films noir et blanc pour choisir définitivement la couleur comme moyen d’expression.

Durant les années 1980, il participe à de nombreux stages à Arles auprès de grands maîtres de la photographie couleur, tels que John Batho, Jay Maisel, Franco Fontana, Bruce Davidson et Ingalill Snitt (une ancienne assistante de Guy Bourdin).

En 1984, il suit un stage avec Luigi Ghirri aux Rencontres internationales de la photographie d’Arles. Cette rencontre constitue pour lui une révélation va définitivement transformer sa philosophie de l’image photographique.

En 1985, il obtient une résidence au centre d’art "la Villa Arson" à Nice qui sera suivie d’une exposition. En 1987, il présente l’exposition “Germaine et le Nord Pinus” à la galerie Aréna de l’École nationale de la photographie d’Arles grâce au soutien de son directeur Alain Desvergnes.

En 1988 paraît son premier livre, Marseille vraiment, publié aux éditions JYM et préfacé par l’écrivaine Edmonde Charles-Roux( prix Goncourt).

En 1990, l’exposition Germaine et le Nord Pinus est présentée aux Rencontres d’Arles.

En 1991, il se rend à Hambourg, chez Nino Mondhe spécialiste du Dye-transfert pour contrôler 120 tirages 50x60 commandés par la galeriste new-yorkaise Patricia Lowinsky.

La disparition brutale de Luigi Ghirri, le 14 février 1992 à Roncocesi, le marque profondément. La même année débute une collaboration de plus de dix ans avec l’UNESCO et les centres culturels français de la Méditerranée. Il crée également le festival “Aubagne en vue Méditerranée” qu’il va diriger jusqu’en 2000.

En 1992 paraît "Escale à Thessalonique", accompagné d’une exposition en Grèce. En 1993, Christian Ramade est invité en résidence au consulat de France à Florence, il y réalise un travail panoramique consacré à la ville, l'exposition est présenté à la fin de l’année.

En 1994, Paola Ghirri lui prête une exposition consacrée à l’œuvre de Luigi Ghirri pour la deuxième édition du festival d’Aubagne, en hommage au photographe disparu. La même année, il rencontre Olivo Barbieri. En 1996, Willy Ronis accepte de devenir le parrain de son festival d’Aubagne. En 1997, Christian Ramade dirige aux Rencontres d’Arles un stage intitulé “Des couleurs dans la nuit”.

En 2002, il crée et dirige, avec Joëlle Gardes, professeure à la Sorbonne, la collection "Texte avec vue" aux éditions "Images en manœuvres". Dix ouvrages seront publiés dans cette collection entre 2002 et 2008. La même année paraît "Marseille chemins d’intimité", publié chez Équinoxes, suivi de deux expositions à Paris, au "Train Bleu",(gare de Lyon) et au "Forum des Halles".

De 2004 à 2015, il collabore régulièrement avec la revue "Réponses Photo", pour laquelle il écrit des articles de fond et tient une tribune régulière. En 2006, il dirige le studio de mode du site en ligne "Monshowroom;com".

En 2008, le cabinet d’architecture marseillais Fatosme-Lefèvre, chargé de la rénovation de l’hôtel Concorde Palm Beach, lui confie la décoration des 182 chambres. Cette commande représente l’acquisition de 550 photographies. La même année, après deux années de démarches, il obtient l’autorisation de photographier les 21 chapelles du Sacro Monte d’Orta, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sponsorisé par le Mécène Pierre Dumon; Il consacrera une année à photographier les quelque 1 000 statues en terre cuite grandeur nature qui peuplent ce site exceptionnel. Un livre consacré au Sacro Monte d’Orta paraît en 2010. En 2011, une exposition monumentale de ces photographies est présentée au palais "Carli" à marseille puis au "Museo Regionale di Scienze Naturali di Torino".

En 2016, Christian Ramade crée à Aubagne la biennale photographique Photologies avec Gilbert Garcin en invité d'honneur ( Gilbert Garcin avait commencé la photographie en 1994 lors d’un stage animé par Christian Ramade avant d’acquérir une renommée internationale). En 2018, la deuxième édition de Photologies est consacrée à plusieurs grands photographes italiens : Gianni Berengo Gardin, Franco Fontana, Mario Giacomelli, Paolo Gioli, Luigi Ghirri et Paolo Ventura.

En 2020 paraît le livre “Ceci n’est pas une carte postale" accompagné d’une exposition à la galerie Parisienne "La Nouvelle Chambre Claire".

En 2021, il publie Photo-Roman, son quinzième ouvrage et son premier livre autobiographique, aux éditions Photo#graphie.

Son seizième livre “Poteaugraphies” paraît en 2022.

En 2024, Christian Ramade fait donation de son travail consacré au cinéma L’Eden.

Ses œuvres furent présentées dans de nombreuses expositions en France et à l’étranger, notamment à Paris, Marseille, Arles, Aix-en-Provence, Turin, Milan, Brescia, Hambourg, New-York, Florence, Tunis, Thessalonique, Alger, Valencia...

Ses photographies sont conservées dans plusieurs collections publiques et privées, parmi lesquelles la Bibliothèque nationale de France, l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, la Fondation Regards de Provence à Marseille, la faculté de Parme, l’Institut français de Florence et l’Institute of Photography Museum of Art de Chula Vista, en Californie.

Il travaille actuellement sur un grand projet concernant le palais Longchamps et le Muséum d’histoire naturelle de Marseille.

Major Exhibitions

Selected solo and group shows

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